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Chronique N°7

Absurdité économique

Jusqu'à présent, les médicaments homéopathiques étaient remboursés à 65 %, ce qui représente une goutte d'eau dans le déficit colossal et sans cesse croissant de la Sécurité Sociale qui se chiffre actuellement à 11 milliards. Le chiffre prévu pour l'an prochain est de 14 milliards. Pour endiguer cette hémorragie, notre Ministre de la Santé a pris de " rigoureuses mesures ", entre autres, la baisse du taux de remboursement de tous les médicaments homéopathiques, ce qui représente environ 0,8 % de ce déficit.

Il est certain qu'il jette ainsi un discrédit sur l'homéopathie - l'un des rares secteurs de la médecine et de la pharmacie françaises à être au premier rang mondial - ce qui amènera un certain nombre de patients à s'orienter vers une " médecine plus efficace " d'après les pouvoirs publics, mais dont les prix sont quatre à cinq fois plus cher, ce qui donnera un résultat inverse de celui annoncé.

Les 40 % de Français qui se soignent par l'homéopathie coûtent donc bien moins cher à la Sécurité sociale, d'autant que ces médicaments ne génèrent pas d'effets secondaires - alors que les maladies iatrogènes sont en expansion constante -, et les patients sont fidèles à leur médecin et ne multiplient ni les visites ni les traitements, bien au contraire. De surcroît, l'homéopathie responsabilise les patients, remettant ainsi en cause l'engrenage mortel de la société de consommation.

D'après les calculs, si 10 % des malades se détournent de l'homéopathie, la réduction du déficit sera égale à zéro. En revanche, si 50 % l'abandonnent, ce qui pourrait arriver étant donné la fixation des citoyens sur le remboursement - il vaut mieux être remboursé et rester malade que de payer de sa poche et être guéri - le déficit de la branche médicament sera augmenté de 220 millions d'euros. Ainsi, contrairement à ce qu'il préconise, sous le couvert de l'économie, cette décision du Ministre favorise l'industrie pharmaceutique et relève d'une parfaite logique commerciale visant à éradiquer l'homéopathie.

Tout d'abord, Jean François Matteï ne " croit pas en l'homéopathie ", sans doute parce qu'il ne reste quasiment plus de molécules après dilution et que ces remèdes ne peuvent agir que par " effet placebo ". N'a-t-il jamais entendu parler de la physique quantique et de l'effet électromagnétique de certaines substances ? L'homéopathie a une action physique et non chimique sur les cellules, ce qui explique son effet d'autant plus fort que les principes actifs diminuent. D'après de récentes études, les dilutions homéopathiques émettraient des rayonnements bêta caractéristiques et ce signal lumineux posséderait une fréquence qui lui permettrait d'agir sur l'ADN. Ainsi, ce ne serait pas la molécule chimique qui produirait un effet, mais le signal lumineux qu'elle envoie aux cellules malades.

Mais ce n'est pas la première fois qu'on cherche à porter un coup fatal à l'homéopathie. Il y a quelques années, à l'époque où régnait la terreur des prions, le ministère de la Santé a interdit 173 remèdes homéopathiques en dilutions inférieures à 4 CH sous le prétexte qu'étant d'origine animale, ces substances risquaient de contaminer les consommateurs par des virus. Cela pourrait sembler logique s'il n'avait persisté à imposer des vaccins composé des mêmes substances d'origine animale à des doses non diluées et directement injectées dans le corps, franchissant brutalement toutes les barrières mises en place par la nature pour protéger l'individu.

Espérons que les patients ne seront pas impressionnés par ces mesures et préféreront ne pas être remboursés que tomber malade, empoisonnés par la chimie. Cette décision doit être considérée comme un appel à se prendre en charge et à ne pas déléguer notre santé à des lobbies financiers plus intéressés par la maladie que par la santé des citoyens.

 

Sylvie SIMON

 

 

(Tous droits réservés ©  HIVER 2003)