Notre Sélection (suite)

Exploitation minière en Australie :

des centaines de sites aborigènes menacés

Récemment, un site aborigène vieux de 46 000 ans a été détruit par une société minière en Australie. Cette destruction a été orchestrée en toute légalité et l’inquiétude croît face à cette situation dans la mesure où d’autres sites d’une grande importance archéologique risquent également la destruction.

Les protestations des archéologues et des groupes autochtones continuent en Australie après que les autorités locales ont donné la permission à plusieurs entreprises d’exploitation minière d’endommager plus de 100 sites aborigènes à Pilbara. Cet endroit d’une grande importance historique, culturelle et archéologique abrite plusieurs grottes sacrées et autres abris sous roche, ainsi que des arbres cicatriciels. Malheureusement, ces terres sont également très riches en minerai de fer, une roche très convoitée par les sociétés minières.

La destruction de l’un de ces sites était au cœur d’une controverse. Au mois de mai, l’entreprise Rio Tinto a détruit les deux grottes de Juukan Gorge, des abris sous roche aborigènes vieux de 46 000 ans dans le cadre de l’expansion de sa mine de fer dans l’ouest de Pilbara. Ces sites avaient une profonde importance historique et culturelle dans la mesure où c’étaient les seuls sites archéologiques australiens ayant laissé des traces d’une occupation humaine pendant la dernière période glaciaire. Le plus choquant concernant cette destruction étant que l’entreprise n’a nullement enfreint la loi puisque Rio Tinto a obtenu un consentement ministériel pour endommager ce site historique...

(… la suite de l’article dans Univers SPIRALE N°101)

Manuscrits du Qurâm : une technique basée sur l’ADN pour les déchiffrer

Découverts il y a environ 70 ans, les manuscrits de la mer Morte demeurent un mystère. Une équipe de chercheurs internationaux a récemment proposé une nouvelle technique, basée sur l’ADN, destinée à les déchiffrer. Les manuscrits de la mer Morte (ou manuscrits de Qumrân) sont un ensemble de parchemins et de fragments de papyrus. Ceux-ci sont principalement en hébreu, en araméen et en grec. Mis au jour entre 1947 et 1956 près du site de Qumrân (Cisjordanie), ces manuscrits présentent un intérêt considérable pour l’histoire de la Bible. Toutefois, les 25000 pièces retrouvées représentent un véritable défi encore non élucidé. 

Dans une étude publiée dans la revue Cell en juin 2020, les scientifiques se sont basés sur une nouvelle technique afin de déterminer l’origine des peaux utilisées pour les manuscrits. Si les manuscrits ont été découverts dans plus d’une dizaine de grottes près de Qumrân, tous ne proviennent pas de la même zone de la mer Morte. C’est par exemple le cas de ce manuscrit qui comprend une copie du Livre de Jérémie de l’Ancien Testament, que les chercheurs ont reconstitué. Le fait est que deux morceaux qui semblaient aller ensemble ont été écrits sur de la peau de différents animaux (dont les bovins). Ainsi, les deux pièces ne peuvent pas appartenir au même manuscrit dans la mesure où l’élevage de bovins n’a jamais eu court dans le désert de Judée. À noter que d’autres morceaux de manuscrits se sont retrouvés dans le même cas de figure.

(… la suite de l’article dans Univers SPIRALE N°101)

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