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Univers Spirale N°91

 

L'EDITORIAL

L'impalpable qui subsiste

 

Nous vivons aujourd’hui la mort de la modernité d’un monde qui a réduit l’Univers, la Vie, l’Homme à des machines. La science mécaniste a atteint ses limites, notamment en physique ; la biosphère semble ne plus pouvoir tolérer longtemps l’homme industriel ; l’éthique - si l’on peut la qualifier ainsi - de l’hyper-matérialisme, de la course au profit et de la perversion narcissique, peine à contenir les flux d’une nouvelle conscience unitaire, en cohérence avec le Principe créateur, cette “Force mystérieuse” à laquelle nous sommes tous asujettis, et dont Einstein tenait pour certaine, l’existence dans l’univers visible, “même si la nature ne nous montre que la queue du Lion...”

 

Au cours d’une conférence donnée en 1928, le célèbre savant avait déclaré que “selon la Théorie générale de la relativité, on ne peut concevoir d’espace sans l’Aether ; autrement, non seulement la lumière ne pourrait s’y propager, mais aucune norme spatiale ne pourrait exister”. Une affirmation partagée par Max Planck, le père de la physique quantique, quand il affirmait que “nous devons présumer sous cette force - ce champ d’énergie ou “Filet d’Indra”- l’existence d’un Esprit intelligent et conscient, la Matrice de toute matière”.

Au-delà de la découverte du continuum de l’espace/temps et de la réalité des univers interconnectés selon un princnipe unitaire, il y a une “métaphysique de la Transcendance” où la seule “substance” admissible est immatérielle. Platon avait appelée cette substance eidos, signifiant en grec à la fois “idée”, “pensée, “information”. Aujourd’hui, on peut caractériser les eidos comme des atomes de notre ontologie, ce qui signifie littéralement qu’ils sont insécables. Autrement dit, il n’est pas possible de les disséquer pour savoir de quoi ils sont faits à l’intérieur. Ainsi, lorsque vous observez une de vos pensées, vous en percevez d’emblée la signification globale. Les détails de cette pensée ne se révèlent que lorsque vous les forcez par un raisonnement. Vous vous engagez alors dans un travail de création de nouveaux eidos...

Prenons l’exemple d’un livre. Tout ce qui nous savons de son existence se ramène aux perceptions que nous en avons : nos mains qui le tiennent, nos yeux qui le voient. Pourtant le livre ne se réduit pas à ces seules sensations. Il est plus que la matière qui le constitue. Les traces d’encre sur le papier ne font pas ce livre qui traite du sujet que nous sommes entrain de lire. D’ailleurs cette matière n’est pas aussi permanente qu’elle paraît. Les atomes et les molécules se transforment sans cesse. Nous-mêmes nous nous transformons continuellement, de sorte que notre livre ne se réduit pas non plus à un certain état de nos neurones. 

Où est-il alors ? Dans les mots peut-être ? Non plus. Demain vous ne serez plus le même... Demain la matière même, qui compose l’objet appelé livre, aura changé. Demain, pourtant, vous reprendrez la lecture du même livre !

Cet impalpable qui subsiste, après que vous ayez éliminé tout ce qu’il y a d’insignifiant, c’est précisément la “pure” signification, l’eidos qui n’a pas besoin de support matériel pour exister. Car il est à la fois, brique élémentaire et bulle de pensée vibratoire, “matière de l’esprit et esprit de la matière”.

Selon Anatoli Okhatrine, ces eidos sont capables d'échanger mutuellement les informations qu'ils contiennent. Il en découle que les idées conçues par une personne peuvent venir à l'esprit d'autres personnes. Les expériences et calculs du chercheur russe, ont démontré que ces particules constituent le support matériel des pensées et des sentiments humains et les transmettent à des vitesses supérieures à celles de la lumière. C’est l’ “l’Univers Superlumineux” de Régis Dutheil où tout résonne avec Tout, dans l’harmonique lumineux de la Musique des Sphères. 

Derrière les fortes turbulences et les résistances des tenants du “pouvoir de l’apparence”, un monde nouveau est donc entrain de naître. Un monde plus grand auquel nous lie une Intelligence supérieure, une Présence qui interconnecte, dans une trame matricielle, toute la Création, qu’elle que soit la définition qu’en donnent la science et la religion.

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Marc J. PANTALACCI

(Tous droits réservés © Univers-Spirale N°91 – PRINTEMPS 2018)