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Chronique N°1

Pasteur, “l’intouchable mythe”

Les louanges de Pasteur s'entendent partout dans le monde et il est considéré comme l'un des plus prestigieux héros du genre humain, un mythe intouchable, au point qu'il vient d'être élu le deuxième " Plus grand français de tous les temps ", après Charles de Gaulle.

Cependant, de très nombreux faits rapportés dans des écrits parfaitement authentifiés, venant de proches ou d'historiens, auraient dû suffire à le faire tomber de son piédestal. Mais le dogme pasteurien est tellement ancré dans les esprits que les Français idolâtrent encore un imposteur. Il est interdit sous peine d'anathème de toucher au vainqueur de la rage qui " a sauvé le petit Joseph Meister, mordu à la main par un chien enragé ".

À vrai dire, il n'existait aucune certitude que le chien fut enragé et même s'il l'avait été, un animal enragé ne transmet la maladie que dans 5 à 15 % des cas. En outre, contrairement à ce que l'on nous enseigne, le vaccin antirabique ne fut pas créé par Pasteur, mais par Henri Toussaint, professeur à l'École vétérinaire de Toulouse, dont le nom n'a pas marqué l'histoire.

D'une part, Pasteur a maquillé les résultats d'expériences qui ne lui étaient pas favorables, comme l'aurait fait un vrai faussaire avec l'aide de complices. Ensuite, pour parvenir aux honneurs et à la gloire, après les avoir décriés, il s'est approprié certains travaux d'autres chercheurs, Davaine, Berthellot, et surtout Antoine Béchamp, l'un des plus grands savants du XIXe siècle, médecin, biologiste, naturaliste, dont l'oeuvre est à peu près inconnue de nos jours parce qu'elle a été systématiquement discréditée au profit des intérêts personnels de Pasteur.

En 1886, tant en France qu'à l'étranger, les morts à mettre officiellement au passif de la méthode Pasteur s'élevaient déjà à 74 et l'histoire n'a retenu que le " succès " de ce vaccin, mais a oublié de dire qu'il avait multiplié les décès par la rage. Le Pr Michel Peter, membre éminent de l'Académie de médecine, estimait que " pour des raisons peu scientifiques, Pasteur s'est efforcé de faire croire à la fréquence de la rage " et, devant ses pairs de l'Académie, le Pr. Peter concluait :

" Monsieur Pasteur ne guérit pas la rage, il la donne " !

Le vaccin contre le charbon est une autre imposture de Pasteur, mais peu de gens savent aujourd'hui que cette expérience ne fut qu'une lamentable tromperie qui a causé la mort de milliers de moutons. Ajoutant un nouveau mensonge à ceux qui entourent Pasteur, le Pr Axel Kahn, membre du Comité consultatif national d'éthique français, Directeur de recherche à l'Inserm, et l'un des plus fidèles supporters de Pasteur n'a pas hésité à affirmer que c'était grâce à lui que les femmes ne mourraient plus en couches de la fièvre puerpérale. Cette découverte est en vérité celle du médecin hongrois Ignace Semmelweis qui avait observé que les femmes ne mouraient plus lorsque les accoucheurs prenaient des précautions d'hygiène, à commencer par se laver les mains. Il faut savoir qu'il déclencha alors les ricanements de ses confrères et ne parvint pas à les convaincre malgré des résultats évidents.

On prétendit que les statistiques qu'il avait publiées étaient erronées, mensongères, et on le révoqua. Il semblerait même que des accouchées aient pu être infectées afin de discréditer la véracité de ses observations. Il finit par se suicider de désespoir. Ses travaux, publiés en 1861, ne furent reconnus qu'en 1890 et ce retard coûta des vies. Révolté par ce comportement, Louis-Ferdinand Céline, le défendit avec virulence en publiant sa biographie en 1937.

Sans doute Axel Kahn ne l'a-t-il pas lue. Nous pouvons ainsi constater que ce mythe de Pasteur perdure sur des bases totalement erronées, et à présent que Pasteur n'est plus là pour piller les résultats de ses pairs, ce sont les autres qui les pillent en son nom.

Sylvie SIMON

 

(Tous droits réservés © Univers-Spirale  – ETE 2005)