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Univers Spirale N°95

L'EDITORIAL

 

Changer de conscience et écouter​

Inondations, ouragans, tremblements de terre, éruptions volcaniques... Toutes ces catastrophes qui frappent la Terre sont-elles vraiment des “accidents” dus au hasard ? La validation de cette hypothèse ne fait que créer ou renforcer la peur, en suggérant qu'aucune protection n'est efficace, aucun salut n'est possible ! Et si ces bouleversements terrestres n’étaient que la conséquence logique de causes profondes prophétisées depuis fort longtemps par les Peuples de la Terre ?

 

En cause, notre façon de penser en termes d'opposition, de concurrence, de lutte, de conquête et de division. Il existe un lien direct entre notre façon de penser et l'équilibre énergétique et la santé de la terre. Notre pensée agit comme une énergie électrique stockée dans des sortes d’accumulateurs (égrégores) qui influencent l'état de la Terre et des hommes à travers une trame. Il a ainsi été démontré que des pensées/émotions cumulées de toute une communauté sont capables d'influencer les calculs d'ordinateurs dédiés à cette détection. 

Lorsque les Amérindiens annoncent que la Terre doit se libérer des pollutions accumulées, ils ajoutent que si les pollutions chimiques sont un fléau majeur, il en est un, plus grand encore: l’agressivité des êtres humains. Le moteur de ce comportement agressif est de déposséder l'autre pour posséder soi-même. L'anxiété fondamentale de perdre est dévastatrice. Elle repose sur la croyance, sans fondement, que nous sommes séparés les uns des autres, séparés de la nature. Nous croyons que détruire l’autre, tuer les animaux, dégrader la nature, n'aura pas de conséquence négative pour soi. 

Grave erreur ! Pour s’en convaincre, il suffit de constater l’état du monde, courant derrière ses vieilles chimères. Et l'enseignement scolaire n’est pas le dernier à implanter cette croyance erronée, mettant en avant les “vertus” de l’apprentissage de la compétition et de la lutte pour “réussir dans la vie”...

Si nos pensées dominantes sont constituées de sentiments négatifs et d'idées de guerre, et que ces énergies négatives se sont accumulées pendant des générations, ces égrégores sont devenus de véritables poisons, poisons pour l’individu, pour l'humanité, et pour la Terre.

Cette pollution mentale, avec notre esprit de division, nos pensées conformistes et arrogantes, nos émotions négatives, se traduit par des violences tous azimuths, des ressentiments et de la vengeance. Une agressivité qui se manifeste dans tous les domaines et à tous les niveaux, des luttes entre nations aux conflits sociaux et familiaux. Toile de fond de toutes les rancœurs recuites, particulièrement celles portées par l’anonymat des réseaux sociaux - véritable décharge à ciel ouvert - elle autorise toutes les audaces à des ignorants et des incultes qui s’en servent comme d’un dégueuloir de haine et de déshumanité. 

 

Mais nous pouvons atténuer - voire supprimer - cette trame de destruction en adoptant un comportement de bienveillance et de compréhension vis-à-vis des autres humains, en prenant conscience que nous sommes tous interdépendants, que nous sommes tous reliés, avec tous les autres êtres vivants et la Terre elle-même. Si nous ressentons pleinement la puissance de ce lien, la parade est évidente : nous pouvons changer notre façon de penser et de vivre. 

C'est ce que savent et affirment depuis toujours, les peuples “natifs” dans leur grande sagesse. Ils se sont toujours sentis en union avec la nature, ils savent l'écouter, la respecter, la comprendre. Ils demandent la permission à l’arbre avant de le couper. S'ils veulent construire un bâtiment, ils demandent à la terre où ils peuvent le faire sans dommage pour elle et pour le plus grand bien de tous. Et si elle ne veut pas, ils ne le construisent pas.

Changer sa conscience, c'est d’abord apprendre à écouter. Écouter la nature, respecter le sol, l'eau, l'atmosphère, les animaux et les plantes; percevoir comment elle souffre, mais aussi comment elle répond à notre bienveillance; communiquer avec elle comme avec une amie… Elle est comme une mère mais aussi comme un enfant qui a besoin de soins. 

Dès lors sommes-nous prêts à transformer nos propres sentiments de manque, de dépendance et nos ressentiments ? Sommes-nous prêts à inventer un monde nouveau fait de beauté, d'harmonie, de solidarité, d'abondance, de créativité mais aussi d'humilité ? Sommes-nous finalement prêts à permettre la paix dans le monde ?

Faire la paix, c'est d'abord faire la paix en soi, s'unifier aux autres et à la Terre, ne pas céder à la peur, vivre en conscience, pleinement Présent. Nous sommes tous et toutes, les cellules d'un même corps et cependant différents. œuvrons à bâtir un monde sans luttes territoriale, économique ou sociale, respectueux de la vie sous toutes ses formes. Agir dans notre quotidien avec des pensées de compréhension et d’amour, c'est contribuer harmonieusement au grand nettoyage de la Terre et à l’émergence de cette nouvelle conscience de l'humanité, totalement reliée au Grand Plan unitaire cosmique. 

Marc J. PANTALACCI

(Tous droits réservés © Univers Spirale N°95 - Printemps 2019)